Le regard
Le reflet du ponton sur l’eau dessine d’ondulantes portées où des clubs de golf,
tête en bas,
se noient,
espèrent des yeux enclins à s’inventer des rythmes à décoder
L’éphémère orangé d’un ciel s’ébroue dès lors
que le vagabond insinue une humaine impression,
qui le mène vers l’or
de ce qu’il a connu,
vers l’ordre qui enchaîne
Le regard
Il ne chante pas l’air du reflet que le soir fait sombrer ;
il pense à des mots de nuit :
à d’immarcescibles rêves,
quand le vert filandreux de fausses-renoncules,
du blanc mousseux courant se ganse,
et danse pour l’endormir.
