Impermanence
2
J'aurais voulu, te l'ai-je déjà dit,
Que, de nous deux, tu gardes souvenance
De cette chambre où brûla l'espérance
D'un aveu tendre ignorant le dédit.
C'était après la pluie, il faisait sombre;
Nous avions promené, dans l'air humide,
Tes petits pieds rieurs, les miens timides,
Egarant notre amour au sein de l'ombre.
Tu habitais Rouen, et moi Saint-Jean;
J'ai toujours eu de lointaines amours;
Je ne sais comment font toutes ces gens,
Pour trouver l'heur dans le proche alentour.
Mais tu es là toujours, en moi, dormeuse;
Chacun habite l'autre en chaque lieu
Et la mémoire, en habile charmeuse,
Inscrivit le fugace au drap des cieux.
Que, de nous deux, tu gardes souvenance
De cette chambre où brûla l'espérance
D'un aveu tendre ignorant le dédit.
C'était après la pluie, il faisait sombre;
Nous avions promené, dans l'air humide,
Tes petits pieds rieurs, les miens timides,
Egarant notre amour au sein de l'ombre.
Tu habitais Rouen, et moi Saint-Jean;
J'ai toujours eu de lointaines amours;
Je ne sais comment font toutes ces gens,
Pour trouver l'heur dans le proche alentour.
Mais tu es là toujours, en moi, dormeuse;
Chacun habite l'autre en chaque lieu
Et la mémoire, en habile charmeuse,
Inscrivit le fugace au drap des cieux.
© Persona
