Un oiseau non classé
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À peine apparaît-il à travers le vitrage,
La queue rayée de noir, le corps immaculé,
Que sa majesté fait de l’ombre au paysage
Et fascine la foule en train de s’écouler ;
Rayonnant au soleil, tout son être se dresse
Et d'un froissement d'aile il s’apprête à voler
Puis, se ravisant tourne, image enchanteresse
D’un long col gracieux, tendu vers un désir
Recelant pour lui seul la clef d’une promesse.
De toute sa stature on le voit s’arrondir
Comme pour affronter une nuit sans escale
Et glisser lentement vers le soir qui l’aspire.
Au revoir, à bientôt bel oiseau de métal
Que l’homme a materné longtemps pour qu’il s’élève
Plus haut que l’aigle encor, plus loin que le cheval,
Afin de donner corps aux plus fabuleux rêves.
La queue rayée de noir, le corps immaculé,
Que sa majesté fait de l’ombre au paysage
Et fascine la foule en train de s’écouler ;
Rayonnant au soleil, tout son être se dresse
Et d'un froissement d'aile il s’apprête à voler
Puis, se ravisant tourne, image enchanteresse
D’un long col gracieux, tendu vers un désir
Recelant pour lui seul la clef d’une promesse.
De toute sa stature on le voit s’arrondir
Comme pour affronter une nuit sans escale
Et glisser lentement vers le soir qui l’aspire.
Au revoir, à bientôt bel oiseau de métal
Que l’homme a materné longtemps pour qu’il s’élève
Plus haut que l’aigle encor, plus loin que le cheval,
Afin de donner corps aux plus fabuleux rêves.
Impression - Aéroport de Brest
