Le jardin aux camélias
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Le portillon vétuste, aux lattes vermoulues,
Perce le matin gris d’une clameur plaintive
Et découvre à ma vue les ronces invasives
Qui couvrent de leur rets la flore et les talus.
Sous ce tissu rugueux, épineux et feuillu,
Bat le cœur d’une fleur, prisonnière et chétive ;
Son sort m’émeut tant que, d’une main combative,
Je tranche avec ardeur ces griffes superflues.
Mille éclairs de couleurs jaillissent des décombres,
Saumon ou magenta, pêche, aurore ou rubis,
Les camélias soudain sortent de la pénombre.
Les glaïeuls, les arums, tout ce monde sourit
Aux bourdons, aux oiseaux et même à leur sauveur
Qui s’est tant démené pour l’amour d’une fleur.
Perce le matin gris d’une clameur plaintive
Et découvre à ma vue les ronces invasives
Qui couvrent de leur rets la flore et les talus.
Sous ce tissu rugueux, épineux et feuillu,
Bat le cœur d’une fleur, prisonnière et chétive ;
Son sort m’émeut tant que, d’une main combative,
Je tranche avec ardeur ces griffes superflues.
Mille éclairs de couleurs jaillissent des décombres,
Saumon ou magenta, pêche, aurore ou rubis,
Les camélias soudain sortent de la pénombre.
Les glaïeuls, les arums, tout ce monde sourit
Aux bourdons, aux oiseaux et même à leur sauveur
Qui s’est tant démené pour l’amour d’une fleur.
