Homo politicus
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Quand on parle plus vite que cerveau ne pense
Que l'esprit se mesure à taille de la panse
Quand on veut le triomphe alors qu'on ne vaut rien
Quand on parle de tout qu'on aboie comme un chien
Alors qu'on ne sait rien que des morceaux choisis
Qu'on répète à l'envi qui sentent le moisi
Quand faute de bâtir on ne sait que détruire
Et que d’effondrement on savoure le bruire
Quand mauvais comédien on surjoue tous les rôles
Que l'on n'est que grossier alors qu'on se croit drôle
Quand de piètre savoir on choisit le pouvoir
Compensant l'être peu par l'excès de l'avoir
Quand la scène nous sert et non pas le contraire
Le public s'avérant une bovine à traire
Qu'on ne distingue plus la musique du bruit
Quand on prend grand plaisir à souffrance d'autrui
Parce que de désir l'instrument est petit
Dont la gerbe ne peut jaillir que de dépit
Quand on veut qu'univers soit la chambre d'écho
En quelle s'amplifie le souffle de l'ego
Où gémit ce bébé pas plus grand que poussière
Quand on voit dans miroir toute une autre matière
Que celle dont se fait la chair de toute mère
Afin d'un jour trôner sur la septième sphère
Et quand on veut son siège auprès de tous les dieux
Qui de tous les bouffons furent les plus odieux
Même en devenir un dans les constellations
Pour être contemplé dans la vide station
N'étant pas Archimède à peine un Augustule
Que sur la peau du monde on est une pustule
Et qu'il n'est de vaccin contre cette vermine
Comment voudriez-vous que fable se termine
Quand le vouloir du peuple au respect se réduit
Face au vide béant dont le masque a séduit
Que devient la Cité dont s'éboulent les murs
Quand les propos du roi ne sont plus que murmures
Quel enclos protecteur définit le jardin
Devenu promenade où s'ébat le mondain
Le monde étant sauvage au-delà du fossé
Hors duquel tout vivant se doit d'être rossé
Comment faire bouquet quand on coupe les fleurs
Quand plutôt que de pluie on s'arrose de pleurs
Vivement que demain dans l'interstellaire arche
Maintenant que l'on sait comment ce machin marche
Afin d'éviter cy un sinistre déluge
On envoie dans le ciel cette splendide luge
Tous ces petits démons vers leur éternité
Et qu'on puisse danser sans tous ces excités.
Que l'esprit se mesure à taille de la panse
Quand on veut le triomphe alors qu'on ne vaut rien
Quand on parle de tout qu'on aboie comme un chien
Alors qu'on ne sait rien que des morceaux choisis
Qu'on répète à l'envi qui sentent le moisi
Quand faute de bâtir on ne sait que détruire
Et que d’effondrement on savoure le bruire
Quand mauvais comédien on surjoue tous les rôles
Que l'on n'est que grossier alors qu'on se croit drôle
Quand de piètre savoir on choisit le pouvoir
Compensant l'être peu par l'excès de l'avoir
Quand la scène nous sert et non pas le contraire
Le public s'avérant une bovine à traire
Qu'on ne distingue plus la musique du bruit
Quand on prend grand plaisir à souffrance d'autrui
Parce que de désir l'instrument est petit
Dont la gerbe ne peut jaillir que de dépit
Quand on veut qu'univers soit la chambre d'écho
En quelle s'amplifie le souffle de l'ego
Où gémit ce bébé pas plus grand que poussière
Quand on voit dans miroir toute une autre matière
Que celle dont se fait la chair de toute mère
Afin d'un jour trôner sur la septième sphère
Et quand on veut son siège auprès de tous les dieux
Qui de tous les bouffons furent les plus odieux
Même en devenir un dans les constellations
Pour être contemplé dans la vide station
N'étant pas Archimède à peine un Augustule
Que sur la peau du monde on est une pustule
Et qu'il n'est de vaccin contre cette vermine
Comment voudriez-vous que fable se termine
Quand le vouloir du peuple au respect se réduit
Face au vide béant dont le masque a séduit
Que devient la Cité dont s'éboulent les murs
Quand les propos du roi ne sont plus que murmures
Quel enclos protecteur définit le jardin
Devenu promenade où s'ébat le mondain
Le monde étant sauvage au-delà du fossé
Hors duquel tout vivant se doit d'être rossé
Comment faire bouquet quand on coupe les fleurs
Quand plutôt que de pluie on s'arrose de pleurs
Vivement que demain dans l'interstellaire arche
Maintenant que l'on sait comment ce machin marche
Afin d'éviter cy un sinistre déluge
On envoie dans le ciel cette splendide luge
Tous ces petits démons vers leur éternité
Et qu'on puisse danser sans tous ces excités.
©JIM
