Maelstrom
2
La bestiole qui marche a quitté sa savane
car la glace est plus blanche ou le sable est plus roux,
ou bien l'herbe plus verte, ou le soleil plus doux
chez ce voisin, qui le provoque et se pavane
d'être heureux simplement, comme peut l'être un âne
qui trouve paradis où coule source fraîche,
par l'ânesse séduit qui ne joue la pimbêche,
qui jamais ne claironne et qui jamais ne crâne.
Ô combien le succès peut exciter certain
qui ne trouve en la paix de fureur, pour masquer
cet ennui qui le mord... Aussi, est-il casqué
afin qu'après la nuit, ne vienne aucun matin.
Est-il un conquérant ? Simplement un curieux ?
Richesse ou bien puissance ? Ou froussard face au temps ?
Espère-t-il qu'ailleurs enfin sera content ?
Ou de la paix d'autrui bêtement envieux ?
Ô ! combien la Cité peut être provocante
aux yeux de celui qui ne supporte la paix
et, qui d'aucun banquet jamais ne se repaît,
qui ne sait d'autre gain que de la part manquante !
Il aura beau courir, et tant fuir que détruire,
il aura devant lui, qui l'attend et le guette,
ce trou, lui rappelant qu'il n'est autre que bête
dont frayeur, à chacun, n'aura cessé de nuire,
à chacun tant qu'à lui. Il est comme cet aigle
qui croit encore voler haut, alors qu'il plonge
en piquer vers le sol, perdu dans ce vieux songe
du roi des airs rasant de son aile les seigles,
alors qu'il a perdu depuis longtemps la vue...
Effrayé du néant dont il oit le ressac,
ne sachant croître autrement que par mise à sac,
Forcené, il entame une ultime bévue.
car la glace est plus blanche ou le sable est plus roux,
ou bien l'herbe plus verte, ou le soleil plus doux
chez ce voisin, qui le provoque et se pavane
d'être heureux simplement, comme peut l'être un âne
qui trouve paradis où coule source fraîche,
par l'ânesse séduit qui ne joue la pimbêche,
qui jamais ne claironne et qui jamais ne crâne.
Ô combien le succès peut exciter certain
qui ne trouve en la paix de fureur, pour masquer
cet ennui qui le mord... Aussi, est-il casqué
afin qu'après la nuit, ne vienne aucun matin.
Est-il un conquérant ? Simplement un curieux ?
Richesse ou bien puissance ? Ou froussard face au temps ?
Espère-t-il qu'ailleurs enfin sera content ?
Ou de la paix d'autrui bêtement envieux ?
Ô ! combien la Cité peut être provocante
aux yeux de celui qui ne supporte la paix
et, qui d'aucun banquet jamais ne se repaît,
qui ne sait d'autre gain que de la part manquante !
Il aura beau courir, et tant fuir que détruire,
il aura devant lui, qui l'attend et le guette,
ce trou, lui rappelant qu'il n'est autre que bête
dont frayeur, à chacun, n'aura cessé de nuire,
à chacun tant qu'à lui. Il est comme cet aigle
qui croit encore voler haut, alors qu'il plonge
en piquer vers le sol, perdu dans ce vieux songe
du roi des airs rasant de son aile les seigles,
alors qu'il a perdu depuis longtemps la vue...
Effrayé du néant dont il oit le ressac,
ne sachant croître autrement que par mise à sac,
Forcené, il entame une ultime bévue.
©JIM
