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Quand les pompiers n'existaient pas
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Un nuage pourpre s’élevait dans les cieux
Le drame était dans l'air, sinistre, menaçant
Les oiseaux attentifs demeuraient silencieux
Troublés par les lueurs des jets incandescents


Les flammes projetaient l'ombre des paysans
Luttant contre l'enfer d'un tassement de pelle
Le combat fraternel allait, neutralisant
La grande peur du feu, ancestrale, éternelle

Ô pluie si tu voulais ! Mais la pluie magicienne
Dispense ses bienfaits au p'tit bonheur la chance
La précieuse eau jetée aux flammes souveraines
A redonné vigueur à leur exubérance

Colosse contre nain, le feu dévora tout :
Le passé, l'avenir ; seul un tas de cendre,
Deux ou trois souvenirs et des pleurs sur les joues
Témoignaient de la vie que le feu vient de prendre.

© Poème posté le 07/07/2021 par Cardaline

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