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Airs de fête
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Les quidams saoulés de flonflons
rebondissent sur les baraques
oublient leurs propres partitions
dans la cacophonie cloaque

Englués dans leurs cauchemars
les passants ou leurs avatars
comme habillés en désespoir
y tituberons jusqu'au soir

Scandées par le cri des pétards
les odeurs s'entremêlent sans fards
En transigeant mais sans déchoir
le vent en devient encensoir

Le passage de la fanfare
provoque une courte bagarre
ajoutant au tintamarre
la violence déjà hilare

Dans une poisse de brouillard
juché sur une sorte de char
se dessine un malabar
qui rameute le boulevard

La musique se veut traque
sous la plainte du bandonéon
et l'atmosphère patraque
Il est temps de couper le son

© Poème posté le 26/06/2016 par Varech

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