Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Ombre crépusculaire
2

Sous le voile du soir où tremble ma mémoire,
Ton ombre me revient, douce et déjà sans voix,
Et le vent, tout bruissant sur les jardins de soie,
Murmure ton prénom comme un son dérisoire.

Rien ne vit désormais qu’un écho dans le soir,
Ton rire au clair ruisseau que le silence noie ;
Et mon cœur, las d’aimer ce que le temps foudroie,
Se penche sur la nuit comme un saule en miroir.

La mort m’appelle, lente, et sa main est si tendre,
Qu’en son calme infini je te vois me surprendre,
Ô souffle d’autrefois, si pur, si passager…

Mais l’ombre se referme où la clarté se meurt,
Et ton nom, que j’écoute au fond de ma douleur,
S’éteint comme un parfum que le soir a brûlé.

© Poème posté le 28/11/2025 par Songeur

...
× Illustration agrandie