Aubes d'insomnie
4
Dans la solitude et l’attente,
Mon amour sombre et hors-la-loi,
J’ai mordu tes lèvres absentes,
Pleurant de n'entendre ta voix.
J’ai fait mes adieux à ton corps
Et par fierté, me suis enfuie.
Je suis allée de corps en corps
À la recherche de l'oubli.
J'ai chanté dans mes beuveries,
Cherché, dans la boue, des étoiles ;
Mon cœur perdu s'est englouti,
Noyé de vagues animales.
Oh, ces étreintes, rages froides,
Baisers de dégoût et de faim,
Cette interminable noyade,
Oh, ces mots suppliant en vain !
Et dans les aubes d'insomnie,
Obscures, sans amour, sans loi,
Mordant mes draps, inassouvie,
J’ai pleuré pour que tu sois là.
Madrugada sem sono
Na solidão a esperar-te
Meu amor fora da lei
Mordi meus lábios sem beijos
Tive ciúmes, chorei
Despedi-me do teu corpo
E por orgulho fugi
Andei dum corpo a outro corpo
Só p’ra me esquecer de ti
Embriaguei-me, cantei
E busquei estrelas na lama
Naufraguei meu coração
Nas ondas loucas da cama
Ai abraços frios de raiva
Ai beijos de nojo e fome
Ai nomes que murmurei
Com a febre do teu nome
De madrugada sem sono
Sem luz, sem amor, nem lei
Mordi meus brancos lençóis
Tive saudades, chorei.
Goulart Nogueira
Mon amour sombre et hors-la-loi,
J’ai mordu tes lèvres absentes,
Pleurant de n'entendre ta voix.
J’ai fait mes adieux à ton corps
Et par fierté, me suis enfuie.
Je suis allée de corps en corps
À la recherche de l'oubli.
J'ai chanté dans mes beuveries,
Cherché, dans la boue, des étoiles ;
Mon cœur perdu s'est englouti,
Noyé de vagues animales.
Oh, ces étreintes, rages froides,
Baisers de dégoût et de faim,
Cette interminable noyade,
Oh, ces mots suppliant en vain !
Et dans les aubes d'insomnie,
Obscures, sans amour, sans loi,
Mordant mes draps, inassouvie,
J’ai pleuré pour que tu sois là.
Madrugada sem sono
Na solidão a esperar-te
Meu amor fora da lei
Mordi meus lábios sem beijos
Tive ciúmes, chorei
Despedi-me do teu corpo
E por orgulho fugi
Andei dum corpo a outro corpo
Só p’ra me esquecer de ti
Embriaguei-me, cantei
E busquei estrelas na lama
Naufraguei meu coração
Nas ondas loucas da cama
Ai abraços frios de raiva
Ai beijos de nojo e fome
Ai nomes que murmurei
Com a febre do teu nome
De madrugada sem sono
Sem luz, sem amor, nem lei
Mordi meus brancos lençóis
Tive saudades, chorei.
Goulart Nogueira
Une adaptation en français d'un fado portugais. Le texte original est dû à Goulart Nogueira, et on peut en entendre une interprétation (remarquable) en v.o. ici : https://www.youtube.com/watch?v=0bPIvQpSC34&list=RD0bPIvQpSC34&start_radio=1 – la voix, tout comme la guitare portugaise, sont magnifiques. Ici, ça ne vaut sans doute pas l'original, mais je ne suis pas Gilberta João (ni Amalia Rodrigues).
