Entre les frontières
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Las de glaner le grain trop léger à la bouche,
D’errer à la merci des affres de la faim,
Las de traquer des proies dont l’humeur est farouche,
L’homme devient pasteur et boulange son pain …
Dont s’empare aussitôt une main étrangère,
Poussant le clan à vivre entre des palissades ;
De ces rangées de pieux ont surgi les frontières
D’où l’on entend encor gronder la canonnade.
Ces lignes ont tremblé devant l’envahisseur,
Glissé selon le rythme et l’ardeur des batailles ;
Le feu parlait plus fort que la raison des cœurs ;
Ainsi, toujours plus haut s’élevaient les murailles.
L’arsenal aujourd’hui, pourvu d’yeux et d’oreilles,
Harcèle à volonté le plus petit vivant
Qui meurt dans le brasier d’un perfide appareil,
Sa peine et ses chagrins emportés par le vent.
Quand le dernier obus ne troue plus que des morts,
Au milieu des débris, une haine invincible
Offre avec fourberie un amer réconfort
À ceux pour qui la paix demeure inaccessible.
D’errer à la merci des affres de la faim,
Las de traquer des proies dont l’humeur est farouche,
L’homme devient pasteur et boulange son pain …
Dont s’empare aussitôt une main étrangère,
Poussant le clan à vivre entre des palissades ;
De ces rangées de pieux ont surgi les frontières
D’où l’on entend encor gronder la canonnade.
Ces lignes ont tremblé devant l’envahisseur,
Glissé selon le rythme et l’ardeur des batailles ;
Le feu parlait plus fort que la raison des cœurs ;
Ainsi, toujours plus haut s’élevaient les murailles.
L’arsenal aujourd’hui, pourvu d’yeux et d’oreilles,
Harcèle à volonté le plus petit vivant
Qui meurt dans le brasier d’un perfide appareil,
Sa peine et ses chagrins emportés par le vent.
Quand le dernier obus ne troue plus que des morts,
Au milieu des débris, une haine invincible
Offre avec fourberie un amer réconfort
À ceux pour qui la paix demeure inaccessible.
