Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Tronçonneuse
1



A l’ombre, tel un fusillé
Nappé d’indifférence flasque,
Fripé, mou, mourant, sombre masque,
J’allais, pensant, le fût scié.

Ruminant l’univers fantasque :
S’il est un langage et s’il est
Aussi baroque que si laid
Qu’il me scie ! Où donc est la Vasque ?

Ainsi, souche, était ma douleur ;
Mon moignon, morose pâleur,
Hurlait au ciel un noir silence,

Lors, j’arborais avec prestance
Ma racine, mon sang, ma fleur
Comme une inconnue existence.

© Poème posté le 20/05/2025 par Lau

...
× Illustration agrandie