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Le pêcheur et l'océan
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Le thonier sur la mer vainement se balance,
le poisson gîte au fond de l’eau ;
Aucun soupir ne bruit qu’un inquiétant silence,
dans le ciel blanc, plus n’est d’oiseau.

Lors un troupeau de nues enjambe l’horizon,
aussi noir qu’un vol de corneilles
et se rue au ponant, farouche garnison
couvrant le départ du Soleil.

Sous la voûte assombrie, le vent pétrit la mer,
la creuse en masses magistrales,
émaillées d’explosions aux blancheurs éphémères
aussi splendides qu’infernales.

L’âpre aquilon rugit, hurle, agrandit son empire
sur la cavalerie des flots ;
les nuées boursouflées en lambeaux se déchirent
inondant barque et matelots.

Tonne, vieil océan, soulève des collines,
pour ensevelir les pêcheurs,
forge une infinité de vagues assassines,
le marin méprise la peur.

© Poème posté le 02/01/2024 par Cardaline

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