harmonie dans la tempête
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Quand le ciel d’hiver se courrouce
Inclinant à la nostalgie
Quand la pluie diluvienne émousse
L’humeur allègre du logis
Écoutons le chant de la viole
Aux accents tristes et mouillés
Tandis que la pensée s’envole
Loin des saisons ensoleillées
Ô volupté de la tristesse
Chant lancinant du clavecin
Qui comble l’âme de tendresse
Le corps blotti dans les coussins
L’art exquis de la Renaissance
S’insinue au fond de nos cœurs
Fait de ferveur et d’élégance
Comme une suprême liqueur
Il nous fait oublier l’averse
Et les tourmentes de la vie
Ses pavanes nous bouleversent
Le violon nous berce à l'envi
Tant que dure la sarabande
Le ciel peut bien s’ennuager
Et la pluie inonder la lande
Le bonheur nous a submergé
Inclinant à la nostalgie
Quand la pluie diluvienne émousse
L’humeur allègre du logis
Écoutons le chant de la viole
Aux accents tristes et mouillés
Tandis que la pensée s’envole
Loin des saisons ensoleillées
Ô volupté de la tristesse
Chant lancinant du clavecin
Qui comble l’âme de tendresse
Le corps blotti dans les coussins
L’art exquis de la Renaissance
S’insinue au fond de nos cœurs
Fait de ferveur et d’élégance
Comme une suprême liqueur
Il nous fait oublier l’averse
Et les tourmentes de la vie
Ses pavanes nous bouleversent
Le violon nous berce à l'envi
Tant que dure la sarabande
Le ciel peut bien s’ennuager
Et la pluie inonder la lande
Le bonheur nous a submergé
poème inspiré par la "Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont" de Marin Marais
