Doute
1
Quand rassure la voix sombre du père craint
Et console la main si douce de la mère,
L'enfant, d'aucun présent, ne connaît la misère ;
Les murs de la maison sont plus durs que l'airain.
Les jours sont aussi sûrs que les wagons du train
Le menant au moment où l'aiguillage opère :
Sera t'il ce géant qu'en son rêve il espère,
Celui dont le vouloir ne connaît aucun frein ?
Il a vu quelques fois son héros s'emporter
Quand le ciel ne cédait à sa vaillance extrême ;
Il a vu la douceur de la main conforter,
Déposant sur son front de fiance le chrême,
Le courage et l'effort de toujours avancer ;
- Saura t'il, si léger, comme lui bien danser ?
Et console la main si douce de la mère,
L'enfant, d'aucun présent, ne connaît la misère ;
Les murs de la maison sont plus durs que l'airain.
Les jours sont aussi sûrs que les wagons du train
Le menant au moment où l'aiguillage opère :
Sera t'il ce géant qu'en son rêve il espère,
Celui dont le vouloir ne connaît aucun frein ?
Il a vu quelques fois son héros s'emporter
Quand le ciel ne cédait à sa vaillance extrême ;
Il a vu la douceur de la main conforter,
Déposant sur son front de fiance le chrême,
Le courage et l'effort de toujours avancer ;
- Saura t'il, si léger, comme lui bien danser ?
