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A l'appel de l"azur

Par : Hazarian

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Hazarian

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Tes heures de silence et de fête tranquille,
De paix, de vents joyeux, toutes d’éternité,
Ces temps que tu passais bienheureux sur ton île
Tel un Sage unissant amour et vérité,

Scintillent à présent tels des rayons de phare
Au-devant de tes yeux lassés du sort commun,
Et t’appellent au loin - loin de ce tintamarre
Du monde et de sa presse et de tout fier prochain !

Pars, donc ; et ne prends soin que d’un léger bagage,
Toi qu’on ne sut encore entraver jusqu’au cou
De morale altruiste, et ne sut mettre en cage
Malgré tant de maudits qui le traitent de fou.

Où tu vas, tout écoute et se tait et tout chante,
Tout n’attend rien de toi que toi-même et toi seul,
De ta joie en tous lieux tout ce qui vit s’enchante,
Et l’oubli bienheureux est l’unique linceul,

Où tu vas, de l’azur, tout plie à la caresse,
Tout invite à l’envol, tout rit de son secret,
Tout brille de mystère et du vin de l’ivresse,
Tout est de pur honneur et de divin décret.

Pars, donc ! Regagne enfin ta libre solitude,
Ce serein infini duquel l‘art fait son miel,
La sagesse son temple et le vrai son étude,
Pèlerine aux lieux saints de l’eau claire et du ciel,

Où le cœur devient sûr, d’où revint tout prophète,
Toute flamme épurée et tout vaillant soleil,
Tout héros triomphant au retour de sa quête :
Libre de ses hasards, consacré par l’éveil.




Ce message a été édité - le 08-01-2024 à 18:16 par Hazarian

Posté à 19h27 le 07 janv. 24

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Jim

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Tentation d'être soi au risque d'être seul, récompense du départ. Très beau poème ! Coucou

Posté à 19h41 le 07 janv. 24

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Hazarian

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Merci, Jim ! Le poème, en effet, ne marque pas assez ce que la solitude que je défends n'est pas faite pour isoler, loin de là, mais pour se ressourcer, et, de fait, se rendre plus bénéfique à autrui, une meilleure compagnie, et, pour tout dire, de réelle valeur, comparée à celle de celui qui ne sait être de bonne compagnie à lui-même. Mais je vais réfléchir à augmenter ce poème d'une strophe ou deux pour clairement l'exprimer. Merci de ta remarque!



Ce message a été édité - le 07-01-2024 à 20:37 par Hazarian

Posté à 20h33 le 07 janv. 24

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Ancienmembre

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Posté à 21h14 le 07 janv. 24

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Hazarian

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Salut, Jean-Mi, et merci pour l'hommage.
Sinon, pour ma part, je fais la diérèse sur altruiste ( je prononc: "Al-tru-iste"), ce qui donne 6 syllabes à "De morale altruiste" et je prononce "eine" le "ein" de "serein infini" (en faisant la liaison), ce qui me parait tout à fait correct et d'usage. Maintenant, si quelqu'un sait le fin mot de tout cela...

Posté à 22h32 le 07 janv. 24

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Posté à 22h38 le 07 janv. 24

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Posté à 23h42 le 07 janv. 24

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Hazarian

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Jean-Mi : Peux-tu préciser? je ne vois pas de quel CE-CE tu veux parler, pardon.
Lou : ravi que ce poème t'ait plu ; j'aime aussi le bonheur que tu décris !

Posté à 00h16 le 08 janv. 24

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Posté à 10h09 le 08 janv. 24

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Hazarian

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Ah oui, je vois merci Jean-Mi! Moi, ce CE-CE ne me dérange pas le moins du monde; et je pense encore que le son "in" de "serein" se prononce "ène" - en faisant la liaison.
Tu penses bien que si j'avais entendu "serein nain fini", je n'aurais jamais écrit "serein infini". "ène", ainsi, pour moi, coule de source et peu importe la règle qui dirait le contraire; dans un tel cas, une telle liaison est seulement une question de bon sens et de gout - et même d'autant qu'il s'agirait de faire une exception.

(Et merci, au passage, pour te propositions de substitution, elles feraient l'affaire, au cas où...)






Ce message a été édité - le 08-01-2024 à 14:14 par Hazarian

Posté à 13h23 le 08 janv. 24

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Arielle

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J'ai, moi aussi, beaucoup apprécié ce poème que je relis avec plaisir, entre autres vers ceux-ci :
"Où tu vas, tout écoute et se tait et tout chante,
Tout n’attend rien de toi que toi-même et toi seul,
De ta joie en tous lieux tout ce qui vit s’enchante"
Comme Jean-Mi je suis plus réservée concernant "Ce serein infini duquel l‘art fait son miel" dont les sonorités doublées me heurtent. Pourquoi ne pas tenter une inversion "cet infini serein duquel l'art fait son miel" ?

Posté à 17h24 le 09 janv. 24

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Ancienmembre

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Posté à 17h56 le 09 janv. 24

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Hazarian

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Arielle : Merci, Arielle, pour ton intervention et ravi du goût que tu as pris à ces vers.
Sinon, Oui, j'ai pensé à "Cet infini serein", bien sûr. Il est tout à fait convenable ; et je crois bien que devant les objections que soulève "Ce serein infini", je vais finir par y renoncer. Cependant, nous nous sommes tant aimés, lui et moi... La séparation ne va pas de soi ! Mais je vais y réfléchir, promis.



Ce message a été édité - le 09-01-2024 à 20:31 par Hazarian

Posté à 20h31 le 09 janv. 24

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Ancienmembre

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Posté à 05h51 le 10 janv. 24

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Hazarian

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Merci, Libellule, flatté que ces vers te plaisent ! Mais hélas, je ne saurais accéder à la correction dont tu me fais, toi aussi, la requête. Ce serein infini et moi, nous nous aimons. La nuit a porté conseil : rien ne saura nous séparer, pas même la mort ! Pas même l’universelle objection, ni le plus doux chant des sirènes. Je vogue vers ma destination attaché au mât de ma nef, et mes marins ont tous de la cire dans les oreilles !

Posté à 11h07 le 10 janv. 24

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