L'automne de Chopin
3
Aux accords lancinants, d'une funèbre farandole,
ou résonnent les cuivres, dans un lent menuet,
dans des timbres puissants, ou l'oiseau s'envole,
s'entendent les sanglots, vibrant sous l'archet.
Les âmes chancellent, sur l'eau qui grelotte,
se lamentent les bassons, qu'une bise invite,
des larmes ruissellent, dans les goulottes,
posant, un étouffoir sur l'herbe qui s'agite.
Riche manteau en offrande, au défunt été,
le gel feutrant, les ultimes notes solennelles,
endolori, le violoncelle émet un son bruissé,
nargué par un nouveau futur, qui se scelle.
L'harmonie pesante, langueur automnale,
tels des doigts classés, cherchant la flamme,
dans une ultime, représentation estivale,
vivent, les dernières fibrations de leur âme.
Avant même que se referme l'impalpable bière
la mélodie par bénédiction prend du recul
dans le frôlement au sol d'une lourde pierre
soulignant une mort qu'alors on dissimule.
ou résonnent les cuivres, dans un lent menuet,
dans des timbres puissants, ou l'oiseau s'envole,
s'entendent les sanglots, vibrant sous l'archet.
Les âmes chancellent, sur l'eau qui grelotte,
se lamentent les bassons, qu'une bise invite,
des larmes ruissellent, dans les goulottes,
posant, un étouffoir sur l'herbe qui s'agite.
Riche manteau en offrande, au défunt été,
le gel feutrant, les ultimes notes solennelles,
endolori, le violoncelle émet un son bruissé,
nargué par un nouveau futur, qui se scelle.
L'harmonie pesante, langueur automnale,
tels des doigts classés, cherchant la flamme,
dans une ultime, représentation estivale,
vivent, les dernières fibrations de leur âme.
Avant même que se referme l'impalpable bière
la mélodie par bénédiction prend du recul
dans le frôlement au sol d'une lourde pierre
soulignant une mort qu'alors on dissimule.
