Plus vrais que nature
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Quel commissaire niera, ravages et emprises, qu’eurent
Sur d’obstinés priseurs, qui aux musées s’adonnent,
Mirages du Caravage, comme les âmes, clairs obscurs :
Ses voyous angéliques aux sourires de madone.
Que les rétines collées quand les rigoles poisseuses
Des éclats de grenades aux pulpes amarillo,
Eclaboussent les godasses des gosses de Murillo,
Furent dévorées d’envie d’être ces mouettes rieuses.
Que le regard noyé dans les piscines bleu-Klein,
-Où, à loisir, se mire l’oisif narcisse d’Hockney,
S’absorbant en lui-même et par la même enclin
Aux mers noires grosses d’angoisses-, de mémoire nous connait.
Qu’y prennent droit de cité, l’inédite mixité,
Entre un naïf Miro, un Véronèse tardif,
Un croquant de Le Nain, un colosse primitif ;
Qu’interdites, nos pommes croquent l’invite inusitée.
Sur d’obstinés priseurs, qui aux musées s’adonnent,
Mirages du Caravage, comme les âmes, clairs obscurs :
Ses voyous angéliques aux sourires de madone.
Que les rétines collées quand les rigoles poisseuses
Des éclats de grenades aux pulpes amarillo,
Eclaboussent les godasses des gosses de Murillo,
Furent dévorées d’envie d’être ces mouettes rieuses.
Que le regard noyé dans les piscines bleu-Klein,
-Où, à loisir, se mire l’oisif narcisse d’Hockney,
S’absorbant en lui-même et par la même enclin
Aux mers noires grosses d’angoisses-, de mémoire nous connait.
Qu’y prennent droit de cité, l’inédite mixité,
Entre un naïf Miro, un Véronèse tardif,
Un croquant de Le Nain, un colosse primitif ;
Qu’interdites, nos pommes croquent l’invite inusitée.
