À vous toutes
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Elle est en amour, elle le regrettera,
Elle croit aux beaux jours et ne les verra pas.
Ça commence bien pourtant,
Même si rien n’est parfait, c’est mieux comme cela,
Après tout, leur histoire n’est pas un cliché, c’est l’ensemble de leur pas.
Des regards tendres, du désir, des baisers, des caresses,
Des moments de complicité, et d’échanges sans contraintes.
Et puis, un moment, insidieusement, ça s’installe.
Les gestes et les mots acerbes, les étreintes plus brutales.
Des deux côtés, c’est la lutte qui installe sa sombre armée,
Où les forces physiques sont déséquilibrées.
Les cris et les coups, les bleus de la violence, au corps et à l’âme,
Les marques à cacher, les mots qui se taisent, coincés dans la gorge,
La honte, la culpabilité au quotidien, les yeux enflés par les pleurs, la douleur,
Et très vite, l’angoisse permanente d’être frappée pour un rien,
Par le simple fait d’être à côté d’un autre, dont les pulsions s’actent sans frein !
La terreur et la sale ambiance de mort, sans fin, sont là, dans l’habitation.
Dans quel cauchemar vit-elle ? et comment sortir de cette pression ?
Elle cherche des idées de refuge pendant que les coups pleuvent,
Réduisant à néant, au fur et à mesure, sa force de vie, sa confiance en deuil.
Elle rumine…Que dira-t-on à l’extérieur ? la croira-t-on ?
Ses amis, sa famille, la Police, les associations ?
Perdue sous la violence morale et physique qui ne cesse d’augmenter,
Elle ne sait plus, n’ose pas, trébuche, et voit l’espoir se briser.
Dans un regain de survie, un jour, elle demande de l’aide.
Femme battue, c’est être compressée vivante, par un mécanisme infernal,
Où les limites entre le bien et le mal, perdent leurs frontières raisonnables.
La sécurité n’est plus nulle part, et se défile un peu plus chaque jour…
Est-ce que ce cauchemar va-t-il enfin se terminer maintenant ?
Trop tard, le voilà, il arrive, il va encore la tabasser.
Brutal et se croyant justifié dans cet acte barbare, il frappe.
Beaucoup trop vif, trop fort, et pire encore.
Elle ne peut s’en relever, le temps des adieux est prononcé.
Ira-t-il en prison ? rien n’est moins sûr…
Les monstres ne trouvent pas toujours un geôlier,
Et continuent de tromper le monde, comme si de rien n’était.
Elles étaient en amour, et elles l’ont regretté…
Maintenant où qu’elles soient, qu’elles reposent TOUTES en paix.
Elle croit aux beaux jours et ne les verra pas.
Ça commence bien pourtant,
Même si rien n’est parfait, c’est mieux comme cela,
Après tout, leur histoire n’est pas un cliché, c’est l’ensemble de leur pas.
Des regards tendres, du désir, des baisers, des caresses,
Des moments de complicité, et d’échanges sans contraintes.
Et puis, un moment, insidieusement, ça s’installe.
Les gestes et les mots acerbes, les étreintes plus brutales.
Des deux côtés, c’est la lutte qui installe sa sombre armée,
Où les forces physiques sont déséquilibrées.
Les cris et les coups, les bleus de la violence, au corps et à l’âme,
Les marques à cacher, les mots qui se taisent, coincés dans la gorge,
La honte, la culpabilité au quotidien, les yeux enflés par les pleurs, la douleur,
Et très vite, l’angoisse permanente d’être frappée pour un rien,
Par le simple fait d’être à côté d’un autre, dont les pulsions s’actent sans frein !
La terreur et la sale ambiance de mort, sans fin, sont là, dans l’habitation.
Dans quel cauchemar vit-elle ? et comment sortir de cette pression ?
Elle cherche des idées de refuge pendant que les coups pleuvent,
Réduisant à néant, au fur et à mesure, sa force de vie, sa confiance en deuil.
Elle rumine…Que dira-t-on à l’extérieur ? la croira-t-on ?
Ses amis, sa famille, la Police, les associations ?
Perdue sous la violence morale et physique qui ne cesse d’augmenter,
Elle ne sait plus, n’ose pas, trébuche, et voit l’espoir se briser.
Dans un regain de survie, un jour, elle demande de l’aide.
Femme battue, c’est être compressée vivante, par un mécanisme infernal,
Où les limites entre le bien et le mal, perdent leurs frontières raisonnables.
La sécurité n’est plus nulle part, et se défile un peu plus chaque jour…
Est-ce que ce cauchemar va-t-il enfin se terminer maintenant ?
Trop tard, le voilà, il arrive, il va encore la tabasser.
Brutal et se croyant justifié dans cet acte barbare, il frappe.
Beaucoup trop vif, trop fort, et pire encore.
Elle ne peut s’en relever, le temps des adieux est prononcé.
Ira-t-il en prison ? rien n’est moins sûr…
Les monstres ne trouvent pas toujours un geôlier,
Et continuent de tromper le monde, comme si de rien n’était.
Elles étaient en amour, et elles l’ont regretté…
Maintenant où qu’elles soient, qu’elles reposent TOUTES en paix.
suite au dernier féminicide dont les actualités ont parlé.
