Le temps s’étire comme un fil sans fin.
On ne veut en voir le bout par peur du vide.
Le temps s'occupe pour exalter les instants,
pour créer demain et ainsi construire son fil,
comme une araignée.
Les idées se collent et s'accrochent au fil constituant notre mémoire du temps.
De nouvelles idées vont enrichir la toile.
L'attention est portée aux vibrations du temps.
L'attirance du nouveau enrichit nos pensées,
Evite nos ennuis.
La création cherche le nouveau ou revisite l'ancien.
La fragilité de l'ensemble est une reconstruction perpétuelle pour attirer ou retrouver les idées perdues.
La rosée de chaque matin vient sublimer l'ensemble de mille feux à la lumière naissante.
Ma vie est donc choisie pour une toile tissée,
non pour une simple linéarité car elle irait au vide.
La toile nourrit la pensée, s'inscrit dans un territoire pour attraper l'air du temps.
Éphémère mais bien consciente dans la réalité du temps.
Accrochée à un lieu pour ne pas se perdre en chemin et essayant toujours de revenir à l’essentiel;
comment nourrir son lendemain;
Prévoir le temps pour ne pas le subir?
et toujours ce questionnement sur le but. a-t-on le choix et la liberté?
Si la vie est une toile, le support est construit par d'autres.
Il est lié aux vivants et au reste des anciens.
Le choix du lieu se pose et fonde la liberté.
Liberté du support auquel s’accrocher.
Il n'y a donc plus de fin.
Elle se sublime en faim.
Et bien que cette toile soit éphémère et fragile, elle s'inscrit dans son temps; visible aux matins avec la rosée émerveillée par la fraicheur.
Plus discrète en journée pour attraper le temps.
Malmenée aux soirs selon le choix du lieu ou le poids des idées.
Et toujours au lendemain reconstruite pour la rosée du matin et empreinte de fraicheur;
en attente d'une page nouvelle.
Ainsi va donc mon temps dans toute sa fraicheur et aussi sa rigueur pour tisser une toile.
J'aime cette image dans sa nouveauté et sa précarité;
dans son adaptation aussi par son lien à son environnement.
J'aime aussi apposer mes idées sur le papier;
ma réalité toute empreinte de cet essentiel en essayant de transmettre ou transpirer l'important.
Je n'ai jamais su dire.
Je sens aussi que la toile n'est pas toujours dans l'air du temps.
Autant on sera attentif à sa fraicheur au matin,
autant elle peut être insignifiante si elle n'est pas remarquée.
C'est toute l’ambiguïté du sentiment de cette image.
Il faut accepter que ses idées puissent avoir peu d'importance si elles n'attirent le regard des autres.
Seules la fraicheur et la réflexion peuvent attirer l'attention et amener le respect des idées accolées au fil du temps.
C'est peut être ça la sagesse des anciens.
Rester dans la fraicheur et se renouveler tout en étant fragile et éphémère.
Le temps passe, les sentiments évoluent.
Nos toiles changent de support car notre environnement bouge.
Les idées se renouvellent au fil du temps mais la structure reste, s'expose, se reconstruit inlassablement.
Car elle est notre vie;
ce que nous sommes vraiment;
notre œuvre d'art dans ses versions multiples.
Et toujours dans son idée principale d’imprégnation à la réalité malgré le sentiment d’insignifiance qui peut nous envahir.
Cent fois sur le métier remettras ton ouvrage et malgré les outrages te reconstruiras inlassablement.
Car c'est ce qui constitue ta vie.
Tout est support de réflexion si il se place dans la fraicheur.
Il n'est pas nouveau pour autant puisqu'il est reconstruction mais il est inlassable et c'est son importance puisqu'il permet de placer un,
Mais sans associer de limite à ce mot.
Poème écrit par
Pastichanise
Le fil
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Tous droits réservés © Poème posté le 19/09/2026 (modifié le 19/09/2026) par Pastichanise
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