Photo de Sef Drapeau de France

Sef

Prénom : Youssef

Membre depuis le : 13/09/2026


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À propos de l'artiste

...Depuis mes premières lectures, l’art qu’ont certains écrivains d’agencer les mots exerce sur moi une fascination singulière. Une description, une métaphore, le mouvement d’une phrase éveillent parfois en moi une émotion enfouie, dont je ne soupçonnais ni la présence ni la profondeur. Je m’émerveille de voir se nouer, puis se prolonger au fil des pages, cette mystérieuse connivence entre une écriture et ma propre sensibilité.
Comment ces femmes et ces hommes parviennent-ils à donner forme à ce qui demeure en nous si insaisissable ? Cette question accompagne mon plaisir de lire autant que mon désir d’écrire.
À l’égard de mes propres textes, pourtant, l’émerveillement se fait plus rare. Dans mon entourage, et parfois au-delà, certains apprécient ma manière d’écrire et m’encouragent à publier. Leur enthousiasme me touche, mais je peine à le partager : à peine achevés, mes textes me déplaisent, ou me laissent surtout voir ce qui leur manque.
Il me faut parfois des mois, voire des années, pour les relire avec moins de sévérité. La distance émousse mes réticences ; je retrouve alors une phrase, un passage que je peux enfin apprécier, et me surprends à penser que « ce n’était pas si mal que ça ». Comme s’il me fallait, pour accueillir mes propres mots, avoir un peu oublié celui qui les avait écrits.

Citation favorite

"And then one day you find ten years have got behind you. No one told you when to run, you missed the starting gun." P.F (Time).

Ses Créations et Participations

Poèmes 7

3 poème(s) en poésie libre, 4 poème(s) du thème du mois et 0 poème(s) d'écriture sur toile.

💬 3    ❤️ 1 05/10/2026
💬 2    ❤️ 1 05/10/2026
💬 1    ❤️ 2 28/09/2026
Flammes sans Âme Thème : FLAMME
💬 5    ❤️ 1 28/09/2026
À qui le tour ? Thème : DEPART
💬 9    ❤️ 3 21/09/2026

Créations Audio 3

3 lecture(s) de ses propres textes et 0 lecture(s) d'écrits d'autres membres (ou œuvres d'hier).

Commentaires 23 (+20 réponses)

23 commentaire(s) laissé(s) sur d'autres œuvres (affichés ci-dessous) et 20 réponse(s) apportée(s) sous ses propres créations.

Thème du Mois Sur : Brume
De : BruneauRoman
"Bonjour Ton poème teinté d'une voilure romantique, ou se rencontrent quelques-uns des grands thèmes de cette sensibilité : la nature, presque érigée en sanctuaire, le songe, l'amour et les émotions. Mais ce qui intéressant dans ton écrit, la nature ne constitue pas un simple décor : elle devient progressivement le langage même du désir et semble préparer, presque secrètement, l'apparition de la femme. Dès l'incipit tu nous installe dans un univers de contrastes : "Entre les puits du ciel et la brume isolée". L'expression "Puits du ciel" repose sur une image paradoxale particulièrement évocatrice. Le puit suggère normalement la profondeur, la descente, tandis que le ciel appelle au contraire la hauteur, l'ouverture, l'infini. J'ai relevé des associations linguistiques très poignantes : "des perles inquiètes" "des couleurs gelées" ou encore " Emplissait d’un reflet dont elle était l’aurore". "
05/10/2026
Poésie Libre Sur : Viens je t'emmène...
De : Muse31
"Bonsoir Muse, Des paroles pétillantes un poème et une chanson qui invite à l'espoir ..tu as une jolie voix... "
05/10/2026
Thème du Mois Sur : Madame la Lune
De : Ggabrielle
"Bonjour "Madame" (juste une sorte de facétie) Ggabrielle! Dès que j’ai aperçu ton poème, j’ai immédiatement pensé à William Carlos Williams et à son The Red Wheelbarrow, qui compte seize mots ; le tien, deux de plus, soit dix-huit, sans le titre. Le rapprochement s’arrête cependant essentiellement à cette économie extrême de mots : ici, la brièveté sert avant tout un jeu d’ambiguïtés et de déplacements. L’énigme de ton poème réside d’abord dans l’identité de cette "Madame". À la lecture du titre, Madame la lune, on pourrait croire que le poète s’adresse directement à la Lune, personnifiée. Mais la suite vient aussitôt troubler cette première impression : " vous êtes à éclipses / comme la Lune" Le "comme" sépare les deux figures et révèle une comparaison. Ce n’est donc pas de la Lune que parle véritablement le poème, mais de Madame à travers elle. Nous ne savons pas davantage qui s’adresse à cette femme : un homme, une femme ? Le locuteur demeure presque entièrement effacé derrière le "vous". De cette Madame, le poème ne nous livre finalement que quelques propriétés : son intermittence, sa luminosité et surtout l’effet de sa présence sur ce qui l’entoure. Le jeu entre "vous êtes à éclipses " et "vous éclipsez les étoiles" me paraît particulièrement intéressant. Dans le premier cas, Madame semble être celle qui disparaît ; dans le second, elle devient celle qui fait disparaître les autres par son propre éclat. Elle passe ainsi de l’éclipsée à l’éclipsante. Mais le poème entretient jusqu’au bout son mystère essentiel : de quelle lumière s’agit-il ? Madame brille-t-elle par son intelligence, son charisme, sa beauté, sa séduction ? Rien ne permet de le déterminer. Nous connaissons son éclat par ses effets, mais jamais par sa nature. "
05/10/2026
Thème du Mois Sur : La mante religieuse
De : Vuthy
"Bonjour Vuthy Quand je me suis arrêté sur ta page, ta présentation était chétive mais non maladive, " Suis "semi-fabuliste" Citation favorite (Ne rien regretter) c'est très discutable, en revanche je puis affirmer que je n'ai pas regretter ma lecture de " La Mante Religieuse" en dépit d'une certaine réticence aux fables. Ton titre "La mante religieuse", n’a, pris isolément, rien de particulièrement captivant. Mais aussitôt que l’on passe au sous-titre "Ou l’amante ? De la prédestination, le lecteur est happé par un jeu de mots qui annonce déjà l’ambiguïté sur laquelle reposera toute la fable. La mante devient amante, tandis que l’adjectif religieuse, simple élément de son appellation zoologique, prend bientôt son sens littéral lorsque, rongée par le remords, elle décide de se faire nonne. Dès le premier vers, le choix du mot "dernier" Pour "le dernier amant qu’elle a décapité" présuppose qu’il y en eut d’autres. Ce qui est nouveau n’est donc pas son comportement meurtrier, mais le remords qu’elle en éprouve et sa volonté d’y échapper. Elle pense pouvoir vaincre sa nature par une décision morale : devenir nonne et se confesser. Mais sa nature dépasse sa volonté de changement. L’aumônier est cependant soumis à une mécanique comparable. "Tout saint pieux qu’il soit", il n’en demeure "pas moins un mâle et pas moins un pécheur". Sa passion, trop longtemps refoulée, finit par l’emporter sur sa fonction religieuse. La mante succombe à sa nature prédatrice comme l’aumônier succombe à sa nature charnelle. Une certaine asymétrie apparaît néanmoins dans la manière dont le narrateur les qualifie : l’aumônier est le "brave confesseur" , tandis que la mante devient successivement "la fautive cruelle" puis " la vile courtisane. Cette apparente indulgence lexicale envers l’homme est toutefois contrariée par l’ironie de la situation : celui qui doit entendre la confession devient lui-même pécheur. La fable prend ainsi un ton de fatalité. Chacun tente d’échapper à ce qu’il est, mais chacun finit par être ramené à sa nature. La chute pousse cette fatalité jusqu’au comique. Après avoir dévoré l’aumônier, la mante supplie Dieu de lui envoyer non plus un homme, mais un ange à qui se confesser. Sa prière semble exaucée ; pourtant, de la sacristie surgit… le bedeau. Encore un homme. La boucle peut recommencer. "
05/10/2026
Poésie Libre Sur : Gorge profonde
De : Dan Mara
"Bonjour Dan, Je m'abstiendrai d' affirmer que "Gorge profonde" a joui de ta belle encre. Il n’en demeure pas moins certain que ton choix d’une écriture dépouillée reste impertinemment perspicace, des phrases courtes, des constructions syntaxiques succinctes, un registre volontiers populaire (foutre, crever, boulot), négation tronquée (" ils veulent pas de nous," ), répétitions , confère au poème une réelle profondeur et un réalisme en adéquation avec sa trame générale. Paradoxalement, cette simplicité apparente contribue à son mystère. Le lecteur peut même se trouver décontenancé par la duplicité que recèle la polysémie de certains mots, à commencer par le titre lui-même : Gorge profonde. Celui-ci semble ouvrir au moins deux pistes de lecture. La première est sexuelle :, gorge profonde, renvoie immédiatement à la fellation, lecture que vient renforcer l’occurrence explicite de, "Pour une minute porno",. La seconde renvoie au journalisme et à l’informateur anonyme. Elle semble affleurer à travers des termes comme, "encre", ou, "la parole se vend". Les deux significations finissent d’ailleurs par se croiser autour d’une même idée : quelque chose de caché est livrée, exposée ou vendue. Le changement de point de vue et l’enchaînement parfois abrupt des images rendent cependant la lecture volontairement hermétique. La polysémie réapparaît avec, t’es pas médecin / sois quand même patient,. Le mot patient oscille ici entre son acception médicale, préparée par, cancer, tu tousses, et médecin, et son sens courant : celui qui endure et attend. L’ Eden, me paraît également chargé d’ironie lorsqu’il succède au, petit appartement,, aux, petites factures,au petit cancer,à la petite tombe, et au petit boulot. Cet Eden n’a plus grand-chose du paradis originel puisque l’on devient serpent,. Enfin,canal carpien,directement associé aux, heures supplémentaires,, renvoie d’abord à l’usure corporelle produite par le travail répétitif. Un poème iconoclaste articulé par des mots qui "font mouche par leur simplicité". un réalisme glauque .... Au fait en lisant que ta citation préférée était de Bukowski ; premièrement je fus surpris ; car peu nombreux sont ceux qui sont familiers avec cet écrivain. Il se trouve que mon parcours académique d'angliciste m'a permis de me pencher sur cet auteur de lire certains de ces poèmes et un de ses romans, j'ai essayé de cerner sa personnalité à travers ceux qui ont parlé de lui. Et tu seras d'accord avec moi :que je le perçois comme un personnage de roman lui-même mais pas n'importe quel personnage "The Villain", "L'Anti-Héros", Je ne puis affirmer d'une manière radicale si son anticonformisme émane de son amour pour l'alcool, les femmes etc., ou que c'était une caractéristique de sa personnalité. Sans arrogante assertivité je trouve dans ton poème quelque chose qui rappelle un peu la grossièreté de Bukowski…. "
05/10/2026