On verra la semaine prochaine
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Aujourd’hui, c’est réunion de crise dans une petite entreprise.
Et pour montrer mes efforts, j’ai mis ma plus belle chemise,
afin de déblatérer un tas de sottises,
peut-être à tort, mais au moins dans le confort.
Je m’assois et je dis haut et fort
que rien ne sert de gérer notre or
si l'un dit défaitiste que nous sommes morts,
pendant que l’autre surenchérit, d’un écho,
que « si nous sommes morts,
c’est parce que tu cries,
et que devoir t’écouter, on en a marre dit !»
« Calmons le jeu », dis-je, « et parlons du planning. »
— « Oh, pas la peine, il y en a un en camping.
Et le moins procrastinateur, quant à lui, n’est pas à l’heure.
Il n’a jamais de devoir et ne fait jamais d’erreur,
on croirait que tout lui est permis.
Alors tant pis.
Travailler aujourd’hui, ça m'dit rien. »
Autour de la table, ils sont cinq à rouspéter,
et deux sièges restent vacants.
Ça nous promet une longue année,
rythmée par une participation pas très étanche
de nos capricieuses dix manches.
Et pour montrer mes efforts, j’ai mis ma plus belle chemise,
afin de déblatérer un tas de sottises,
peut-être à tort, mais au moins dans le confort.
Je m’assois et je dis haut et fort
que rien ne sert de gérer notre or
si l'un dit défaitiste que nous sommes morts,
pendant que l’autre surenchérit, d’un écho,
que « si nous sommes morts,
c’est parce que tu cries,
et que devoir t’écouter, on en a marre dit !»
« Calmons le jeu », dis-je, « et parlons du planning. »
— « Oh, pas la peine, il y en a un en camping.
Et le moins procrastinateur, quant à lui, n’est pas à l’heure.
Il n’a jamais de devoir et ne fait jamais d’erreur,
on croirait que tout lui est permis.
Alors tant pis.
Travailler aujourd’hui, ça m'dit rien. »
Autour de la table, ils sont cinq à rouspéter,
et deux sièges restent vacants.
Ça nous promet une longue année,
rythmée par une participation pas très étanche
de nos capricieuses dix manches.
