Les mots mirages volcaniques
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Mes maux brûlent comme un violent et irrémédiable incendie,
Mes mots me bousculent, âpres à la vie, divine comédie.
Leur lave incandescente surgit alors de mes lèvres sèches,
Rouges sang de l’affront, j’explose en fièvre, flammèches.
Je m’immole à ce feu naissant et me laisse aussitôt envahir
Par la jouissance de la belle parole, l’effervescence du dire,
Geyser électrique et éclectique, tour à tour, je m’enflamme !
Or les mots blason sont mes pierres et mes brillantes armes,
Projetés au loin, ils ravagent les rivages du sens sur leur passage.
Tout à coup surgit de ses ruines implacables, par chemin, sans âge
La douce Polymnie, se dressant sur l’autel, qui s’a-muse du destin !
Et rit, à gorges déployée, de l’étourdie, lorsque tout s’est si vite éteint
Et que, de cette piètre saillie, il ne reste déjà plus, que le tremblant point.
Mes mots me bousculent, âpres à la vie, divine comédie.
Leur lave incandescente surgit alors de mes lèvres sèches,
Rouges sang de l’affront, j’explose en fièvre, flammèches.
Je m’immole à ce feu naissant et me laisse aussitôt envahir
Par la jouissance de la belle parole, l’effervescence du dire,
Geyser électrique et éclectique, tour à tour, je m’enflamme !
Or les mots blason sont mes pierres et mes brillantes armes,
Projetés au loin, ils ravagent les rivages du sens sur leur passage.
Tout à coup surgit de ses ruines implacables, par chemin, sans âge
La douce Polymnie, se dressant sur l’autel, qui s’a-muse du destin !
Et rit, à gorges déployée, de l’étourdie, lorsque tout s’est si vite éteint
Et que, de cette piètre saillie, il ne reste déjà plus, que le tremblant point.
Sur le thème du printemps des poètes : LA POESIE VOLCANIQUE.
