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La certitude du vide
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Hier je suis allé au lieu où tu reposes,
Devant la plaque noire où ton nom est gravé.
Je n’ai pas pu penser que cachée sous trois roses
Tu puisses ressentir ce que veut dire aimer.

Moi, j’ai ton souvenir, mais tu n’es que tes cendres,
Closes en l’urne celée dans le mur cinéraire.
Je suis demeuré là, sans avoir pu entendre
Que le rien absolu du vide funéraire.

Pour te rendre la vie, je t’écris nos matins,
Tes gestes suspendus et ton corps dans mes mains,
Comme dans notre passé quand j’étais éloigné.

Malgré ton grand départ, ne jamais t’oublier.
Un jour, auprès de toi, je serai là, aussi.
Nos urnes côte à côte, nous serons désunis.

© Poème posté le 18/03/2025 par Songeur

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