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Le hameau
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Saisie d’une soif bocagère
Un jour je m’enfuis de la ville
Pour un hameau, simple ménil
De quelques maisons solitaires.

Là le silence est pastoral,
L’épais feuillage endort le bruit ;
Dans la nuit noire où rien ne luit
On voit frissonner les étoiles.

Là le Temps se pose et s’étire,
Il passe au travers des jardins,
Se faufile chez les humains
Et se teinte de leur sourire.

Dans la quiétude ici enclose
Je vis venir avec stupeur
Ma voisine tout au bonheur
De m’offrir ses plus belles roses

Et plus encor son amitié.
Moi qui n’étais que de passage
Ce don sur mon âme volage
Me fut un baume ensoleillé.

Je vis d’abord s’ouvrir les grilles
Et puis les portes des maisons ;
Moi qui n’avais plus d’horizon
J’avais trouvé une famille.

© Poème posté le 14/03/2024 par Cardaline

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