Mots blessés
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Ces litanies de mots qui fleurissent le verbe
Embellissant nos mers de bouquets de rubis,
Les mains tendues vers ceux, indiscrètes prières,
Qui sculptent sobrement le roman de leurs vies.
Le poète ému fait vœux de cette alliance,
Unique rendez vous au seuil de la moisson,
Il laboure sans fin les coulisses de l'âme,
Exhumant des abysses bien des renoncements.
Des souvenirs pétris de rire et de larmes,
Malaxant les brindilles baignées d’amours, ému
Sur son visage pur, reflet de ses voyages
S'invitent quelques rides, sauvages et dociles.
Irriguant de passions les moindres connivences,
Dessinant patiemment le recueil de nos vies,
Majestueux, les mots auxquels on s'abandonne
Colportent en cortège bien des soulagements.
Chaque chant prélevé à l'aube des clairières,
Donne à nos promesses de nouveaux horizons,
Faisant frémir les chairs de nos corps engourdis
Pour qu'émergent vaillance audace et énergie.
Mais quand frappe la haine aveugle et vengeresse,
Ces litanies de mots qu’embellissent le verbe
Se sentent lasses, meurtries devant tant d'arrogance,
Se sentent humiliées devant la barbarie,
Se sentent orphelines devant tant de souffrances,
Se sentent piétinées au mépris de la vie.
Nombreux sont les poètes, depuis la nuit des temps,
Qui du bout de leurs plumes écorchées par le sang
Ont conspués tyrans, dictateurs et despotes,
Hissant les libertés au fronton des printemps.
Tant de murs abattus, tant de mains fraternelles,
Au mépris des canons dressés par les puissants,
Résonnent au panthéon d’illustres rébellions
Et retentissent encore dans nos indignations.
Que nos soifs d'exister et nos résurrections,
Enracinées dans nos croyances salvatrices,
Entonnent sans faiblesse des flots de litanies
Pour embellir nos mers de bouquets révoltés,
Les mains tendus vers ceux dont l'espoir est blessé.
Embellissant nos mers de bouquets de rubis,
Les mains tendues vers ceux, indiscrètes prières,
Qui sculptent sobrement le roman de leurs vies.
Le poète ému fait vœux de cette alliance,
Unique rendez vous au seuil de la moisson,
Il laboure sans fin les coulisses de l'âme,
Exhumant des abysses bien des renoncements.
Des souvenirs pétris de rire et de larmes,
Malaxant les brindilles baignées d’amours, ému
Sur son visage pur, reflet de ses voyages
S'invitent quelques rides, sauvages et dociles.
Irriguant de passions les moindres connivences,
Dessinant patiemment le recueil de nos vies,
Majestueux, les mots auxquels on s'abandonne
Colportent en cortège bien des soulagements.
Chaque chant prélevé à l'aube des clairières,
Donne à nos promesses de nouveaux horizons,
Faisant frémir les chairs de nos corps engourdis
Pour qu'émergent vaillance audace et énergie.
Mais quand frappe la haine aveugle et vengeresse,
Ces litanies de mots qu’embellissent le verbe
Se sentent lasses, meurtries devant tant d'arrogance,
Se sentent humiliées devant la barbarie,
Se sentent orphelines devant tant de souffrances,
Se sentent piétinées au mépris de la vie.
Nombreux sont les poètes, depuis la nuit des temps,
Qui du bout de leurs plumes écorchées par le sang
Ont conspués tyrans, dictateurs et despotes,
Hissant les libertés au fronton des printemps.
Tant de murs abattus, tant de mains fraternelles,
Au mépris des canons dressés par les puissants,
Résonnent au panthéon d’illustres rébellions
Et retentissent encore dans nos indignations.
Que nos soifs d'exister et nos résurrections,
Enracinées dans nos croyances salvatrices,
Entonnent sans faiblesse des flots de litanies
Pour embellir nos mers de bouquets révoltés,
Les mains tendus vers ceux dont l'espoir est blessé.
Ce poème vient d'une reflexion sur le lien entre les mots et la poésie.
