Pour un regard
3
Sur la terre ensevelie sous les brumes
Où l'obscurité étreint la lumière
S'évanouit le ciel dans les enfers
Sur les ondes funèbres qui exhument.
Les obscures ombres désespérées
Se noient dans l'éther incendié
Et dans les gémissements forcenés
Ploient la pénombre recroquevillée.
Dans leur fuite éperdue dans les marais
Où se meut la sombreur épouvantée
Ils se fondent dans la nuit insensée
La mort divaguant sur leurs destinées.
Et Orphée se détourne dans le noir
Dans les méandres enlacés du soir
Pour s'immerger dans le regard aimé
Egratignant le serment prononcé.
Sa beauté poudroie son âme des ors
Du levant glissant sur sa peau nacrée
Dans la caresse du jour désiré
Entrelacé au souffle de la mort.
La terreur l'étreint de ses doigts gantés
Son âme se déchire sur l'envol
D'Eurydice dans l'opacité folle
De la nuit enlisée dans les secrets.
Nul retour possible ce sombre jour.
Pleurent les vestiges de son amour
Sur l'océan de ses jours éternels
Déchiquetés par les harpies cruelles.
En se retournant, fût-ce pour parer
De son image l'immortalité
Ou à son ivresse s'abandonner,
Ne fût-ce qu'un instant d'éternité?
Où l'obscurité étreint la lumière
S'évanouit le ciel dans les enfers
Sur les ondes funèbres qui exhument.
Les obscures ombres désespérées
Se noient dans l'éther incendié
Et dans les gémissements forcenés
Ploient la pénombre recroquevillée.
Dans leur fuite éperdue dans les marais
Où se meut la sombreur épouvantée
Ils se fondent dans la nuit insensée
La mort divaguant sur leurs destinées.
Et Orphée se détourne dans le noir
Dans les méandres enlacés du soir
Pour s'immerger dans le regard aimé
Egratignant le serment prononcé.
Sa beauté poudroie son âme des ors
Du levant glissant sur sa peau nacrée
Dans la caresse du jour désiré
Entrelacé au souffle de la mort.
La terreur l'étreint de ses doigts gantés
Son âme se déchire sur l'envol
D'Eurydice dans l'opacité folle
De la nuit enlisée dans les secrets.
Nul retour possible ce sombre jour.
Pleurent les vestiges de son amour
Sur l'océan de ses jours éternels
Déchiquetés par les harpies cruelles.
En se retournant, fût-ce pour parer
De son image l'immortalité
Ou à son ivresse s'abandonner,
Ne fût-ce qu'un instant d'éternité?
