Parfois les départementales de mon passé me prennent en otage
Ligoté par les lampadaires qui traversent les gouttes sur le pare-brise
Comme l'odeur du bois qui me téléporte dans les couloirs de juillet
Comme le sable entre mes doigts
Un ruisseau du temps chaleureux
Les boîtes métalliques et les tiroirs qui penchent
Tout ce qui était dur à ouvrir
Rire n'est plus vraiment rire maintenant
L'eau, le sable et le vent ne m'appartiennent plus
Courir en serrant les points et en fermant les yeux
La silhouette de ce que le temps m'a laissé
J'ai dirigé ma carcasse vers d'autres demains
Sur une route pavée de contrats
Sur les doutes que sème le contrôle
Sifflant comme un fantôme
Vers minuit mes paupières disparaissaient
Accroché aux plumes de l'oiseau en cage
Tout les deux à court d'ailes
Dessinés dans les nuages
