Ils se sont rencontrés dans les champs de l'été,
Sous un soleil ardent plein du vol des abeilles.
Dès le premier regard ils se sont raconté
Leur vie qui promettait déjà monts et merveilles.
Marions-les bientôt,
Ils sont faits pour s'entendre.!
Marions-les tantôt,
Ils s'aiment d'amour tendre.
Ils ont pris le chemin qui mène au bois joli
Et suivi le ruisseau parmi l'ombre paisible.
Ils se sont assis là, sous l'azur assoupi,
Sûrs qu'à des cœurs épris rien n'était impossible.
Marions-les bientôt,
Leurs mains se sont étreintes.
Marions-les tantôt,
Ils n'ont ni peurs ni craintes.
Dans les branches touffues se blottissaient les nids
Pleins de cris d'oisillons et de battements d'ailes.
De la plaine montaient les parfums alanguis
Des blés mûrs caressés par les longs jours fidèles.
Marions-les bientôt
Sous cet heureux présage.
Marions-les tantôt
Dans la force de l'âge.
Lors, des champs de l'été jusqu'à l'ombre du bois
Du ruisseau vagabond jusqu'au ciel de la plaine,
Le soleil a brodé du bout de ses longs doigts
Les baisers du matin, les soirs à la fontaine.
Marions-les bientôt,
Avant les pluies d'automne.
Marions-les tantôt :
Déjà la cloche sonne.
Poème écrit par
Ombrefeuille
Marions-les !
4
Afin que le nombre de pieds soit juste, il importe
de prononcer "Mari-ons-les", avec la diérèse donc,
ainsi qu'il est d'unsage en poésie classique
de prononcer "Mari-ons-les", avec la diérèse donc,
ainsi qu'il est d'unsage en poésie classique
Tous droits réservés © Poème posté le 15/10/2026 par Ombrefeuille
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