S'évaporer, pour échapper à la souffrance,
Faire la nique à la gêne, en fuyant la matière,
Avant de rendre l'âme, à force d' inappétence...
Ou bien, vivre à plein temps, au delà des frontières,
Dans le corps d'un enfant, habillé d'innocence,
Absorbant la beauté et toute sa lumière...
S'éclipser un matin, pour ne plus contribuer,
Au manège laborieux, de l'austère quotidien,
Répétant sans relâche, sa creuse banalité,
Gardienne de l'harmonie d'un peuple et de son lien,
A un pouvoir insane, séide d'une tyranie,
Régie par une doctrine, assise sur un vaccin,
Sicaire de la raison, semeur de zizanie...
Echapper à cet hydre, père d'une technologie,
Avide de cerveau, de schème et d'évangile,
A la botte d'un clown, seyant aux dynasties,
Agiotant sur une massse, laborieuse et servile,
Pour retrouver enfin, le sens d'un destin,
Souriant au fécond, caché dans la beauté,
D'une conscience angélique, réfractaire au malin,
Aspirant au divin, quintessence de la paix...
