Ce soir, que chacune soit maîtresse du feu,
Que la nuit sous nos pas rallume son mystère,
Et que dans chaque cœur s'ouvre un champ de lumière,
Où deux êtres se font, dans l’ombre, un même vœu.
J’entends passer le vent des possibles absents,
Les vies que j’ai laissées continuent à paraître,
Dans un jardin d’ailleurs où je pourrais renaître,
Sous des rires anciens, fragiles et présents.
Quand l’amour nous étreint, nous tremblons qu’il s’efface,
Et seules, supplions qu’il vienne un jour encor ;
Nos voix cherchent l’écho d’un être ou d’un décor,
Mais le silence aussi nous garde dans sa glace.
Et si, tournant la rue, je me retrouve enfin,
Je saurai qu’il n’est plus de détour ni de brique,
Que tout ce que j’étais s’unit et se fabrique
Dans la clarté d’un cri jeté vers le matin.
Poème écrit par
Velvetkisses
Sous la lune éclatée
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Tous droits réservés © Poème posté le 18/09/2026 par Velvetkisses
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