Leur base enracinée dans la fraîcheur terrienne,
Coiffés de chaume ombreux touffu comme édredon,
Les logis sont bercés par un chœur d’éoliennes
Aux sons synthétisés de harpe et de violon
Qu’on découvre au détour d’un vaste paysage
Retrouvant la gaieté des moulins disparus.
Disséminés le long des prés du voisinage,
De sombres monuments, aussi hauts que des grues,
Nous offrent la beauté de leur architecture,
Voltaïque avant tout, un trésor d’énergie
Qui comble de bienfaits colosse ou miniature,
Dans l’équilibre heureux de ce monde assagi.
Le train, en un éclair, nous conduit jusqu’au fleuve,
Artère inégalée des rêves de toujours ;
Aux plus récents progrès, un quatre-mât s’abreuve,
Proue au vent il connaît, de l’atlas, les contours.
Les sols purifiés se couvrent de jardins
Et l’on peut, sans dommage, en chaque médiathèque,
Visiter l’univers, respirer ses parfums,
Et de la pollution, célébrer les obsèques.
