Tout est réduit à cette forge
Batteuse de bois secs et d’orge
Attelages aux poitrails de feu
Avalant des fagots de ciel bleu
Langues enflammées
Du savoir des arbres fruitiers
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Près d’une bouche d’incendie
Aux rondes lèvres cramoisies
On entend la mère des canches
Onduler ses cristallines hanches
Aux confins des bornes argileuses
Dorénavant elle se sait perdue
Des voix 'sapeuses'
Appellent, appellent, du dessus
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Un grand feu tournant
Vint jeter un coup d’œil incandescent
Dans l’assemblée des arbres rouges
Sans que nulle brise ne bouge
Le temps d’une mèche sur le front replacée
D’un crépitement et ils sont nus
Au faîte de leurs moignons calcinés
Mugissent les regrets du vent fourbu
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Fétus de lumière
Papillons fous aux ailes de feu,
Ardents baisers d’adieu
Les feuilles, limbes de poussière
Lumineuses guirlandes
Baisent doucement la lande
Avant de s’éteindre
Ici nulle brûlante remue à atteindre
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Ô oiseaux, magnifiques ailés
Rêves des arbres déracinés
L’aile bordée de flammes
Où allez-vous poser vos âmes ?
Je pleure vos nids perdus
Je pleure vos dortoirs anéantis
Ô oiseaux que je vous envie
D’être libres de fuir ce monde perdu
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Qui donc convia la graine
Presque morte, la joue sereine
De sa banque enclose ?
D’où lui vint ce beau teint rose ?
Vois le visage à sa fenêtre épris
Souriant d’avance à la cendre
Herbes et fleurs à répandre
Sous la hâte des perdrix
