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Poème écrit par Oberdada

Camerone

1
Ils sont soixante-cinq

En chemin pour Puebla.

Ils marchent, ils trinquent,

Ils protègent un convoi



Et refont le monde

Quand soudain c’est la nuit ;

Au loin, c’est la ronde

De deux mille ennemis.



Dans une hacienda

Toute proche, ils s’enterrent ;

Et la masse s’écrasa

Sur ce sable cimetière ;



Et toi, capitaine,

Tu suivis ton serment :

Debout ! Dégaine !

Et la mort au tournant !



Le combat fait rage,

Mais personne ne fuit ;

La pluie se propage

Et déverse la nuit.



Prend les hommes un à un,

Et referme leurs yeux !

Deux mille mexicains

Contre quarante-deux !



Et puis, rayant le ciel,

Les abeilles de plomb,

Pareilles aux hirondelles,

Mangent leur moisson ;



Ils furent vingt-deux

Face à presque deux mille,

Et l’on se souvient d’eux

Tel vingt-deux Achille,



Quand la vague recouvre

Le morbide volcan,

Que la gloire s’ouvre

Sur les cinq survivants !

Tous droits réservés © Poème posté le 25/07/2026 par Oberdada

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