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Une famille fantastique
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Si ma belle est bancale, hargneuse et maigrelette,
Sa mère, une jument massive et un peu blette,
Hennit en souriant de ses dents de cheval :
Ceci peut l’expliquer, je n’ai pas de rival.
Et le soir, sur le mail, bien des passants sceptiques
S’estiment le jouet d’une illusion d’optique
En nous voyant flâner et badiner, tous deux,
Tant l’étrange tableau paraît cauchemardeux.
De plus, et quels que soient les détours qu’on emploie,
La gracieuse enfant est bête comme une oie.
Son petit frère tient le rôle de l’oison ;
Un autre est débauché, l’aîné dort en prison,
Et quant à son papa, qui hante les tavernes,
Il en sort toujours plein comme un camion-citerne.

© Poème posté le 04/10/2025 par Tontonjacques

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