Tu aimais l’effort et te moquait du confort
Tu aimais l’eau qui glisse sur la peau
La sueur qui te coule dans le dos
Tu aimais l’air, tu aimais le vent,
La lumière et l’ombre du firmament
Le soleil du chagrin et la rosée du matin
La caresse des corps et la petite mort
Tu était multiple, ambigü et paradoxal
Mais ô combien tellement humain.
Toi bientôt poussière de grains
Nous ici bas chagrin
On s’aimera papa
Le ciel a choisi
De pleurer aujourd’hui
D’abreuver nos corps meurtris
De nous laver de tout dépit
Les larmes de la colère se sont tues
L’heure des débats et des conflits n’est plus
Les larmes de pluie jouent dans le courant
Les nuages de l’apaisement courent en dedans
Dans les couches sombres de l’oubli
Il est temps que la peur se replie
Il est temps que se dépose sur la grève
Les sédiments de nos inconscients
Il est venu le temps du déblaiement
Pour celui des rêves comme une trêve
Le ciel taquin nous joue une embellie
Le soleil du cœur nous montre l’éclaircie
Chacun ne ce jour peut déposer son histoire
Chacun peut s’aimer dans toute sa gloire
Sans hypocrisie ni faux semblant
Chacun peut doucement desserrer les dents
Poème écrit par
Yannouheux
Enterrement
Tous droits réservés © Poème posté le 02/10/2025 par Yannouheux
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