Nuit ! Souffles-tu dès lors ces songes que j’entends ?
Prends tes quartiers par la lucarne du dortoir,
Effraie donc ce jour si blafard ! Il est temps
D’accrocher aux étoiles tes grands rideaux noirs.
Apaise les pensées, et endort les pleurs,
Soumet les bienveillants, de même les vauriens ;
Que le monde te laisse asseoir ton ampleur,
Et lui glisser des rêves dans l’accalmie qui vient.
La quiétude caresse le front des endormis,
Et c’est un ciel veuf qui coiffe les chaumières,
La trêve est là, et le monde s’enfuit, hormis
Mon cœur, fou de toi, et de tes ombres fières.
Poème écrit par
Côme Brunet
Nuit !
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Tous droits réservés © Poème posté le 23/08/2025 par Côme Brunet
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