L’écrivain de la place
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Cette effervescence dans ma tête me renvoie des images de cafés eclairés et des vapeurs boisées, des anciens qui convolent aux tables oubliées sous la rosée. Le jour se lève et l’église chante, dans les derniers croissants de la lune.
La place embrumée encore lactée de la pâle froideur des matins printanniers accueille les premiers passants, les travailleurs aussi. Les maraichers bien installés dévoilent des trésors convoités, des merveilles que la Terre jour après jour sait proposer. Les premiers rayons du soleil s’accrochent aux rides au coin des yeux, aux cheveux blonds flottant dans les ruelles encore endormies.
Alors, dans le tableau coloré des effluves des premières heures du jour, arrive grisonnant l’homme aux yeux azurés et aux mains façonnées par le vent d’ici qui dessine aussi les contours des ruisseaux alentours. Une pipe imposante masque les traits de son visage lacéré par l’inventivité des jonctions neuronales de mes réflexions.
Le lin de sa chemise se froisse en jaune et blanc sur un buste triste et beau aux souvenirs d’ailleurs. A l’etage inferieur de son pantalon bleu, on peut entendre les semelles plaintives d’une paire de brogues noires, aux reflets épicés de pays insulaires et au charme insolent de cités italiennes.
Dans le vacarme assourdissant des affabulations matinales des trottoirs, il pose les notes metalliques d’une chaise et d’une table, ou plutôt d’une offrande d’un vieux chêne reposant sur des tubulures mécaniques. D’une besace en cuir presque plus agée que lui, aux parfums de cirage dont seuls les cordonniers ont le secret, il extrait quelques feuilles fines comme sa peau usée.
Dans une boite en bois de rose, que son père avant lui, avait confectionné, ses lunettes en écailles se mêlent aux blancs nacrés de mes hésitations. D’un geste surprenant il glisse ses doigts dans la poche extérieur de sa chemise de lin froissé pour y saisir la douceur dorée d’un stylo plume qu’un oiseau avait perdu ce matin là.
La vie ouvre devant lui une nouvelle page blanche, qui frissonne déjà sous la pulpe de ses doigts, de rêves, de nouvelles et de bonheurs coulés dans l’encre. Lui sur cette page blanche, chaque matin, les yeux azurés, écaillés, dans la fumée épaisse et blanche des feuilles d’autres contrées, il écrit.
@PapaOurs
La place embrumée encore lactée de la pâle froideur des matins printanniers accueille les premiers passants, les travailleurs aussi. Les maraichers bien installés dévoilent des trésors convoités, des merveilles que la Terre jour après jour sait proposer. Les premiers rayons du soleil s’accrochent aux rides au coin des yeux, aux cheveux blonds flottant dans les ruelles encore endormies.
Alors, dans le tableau coloré des effluves des premières heures du jour, arrive grisonnant l’homme aux yeux azurés et aux mains façonnées par le vent d’ici qui dessine aussi les contours des ruisseaux alentours. Une pipe imposante masque les traits de son visage lacéré par l’inventivité des jonctions neuronales de mes réflexions.
Le lin de sa chemise se froisse en jaune et blanc sur un buste triste et beau aux souvenirs d’ailleurs. A l’etage inferieur de son pantalon bleu, on peut entendre les semelles plaintives d’une paire de brogues noires, aux reflets épicés de pays insulaires et au charme insolent de cités italiennes.
Dans le vacarme assourdissant des affabulations matinales des trottoirs, il pose les notes metalliques d’une chaise et d’une table, ou plutôt d’une offrande d’un vieux chêne reposant sur des tubulures mécaniques. D’une besace en cuir presque plus agée que lui, aux parfums de cirage dont seuls les cordonniers ont le secret, il extrait quelques feuilles fines comme sa peau usée.
Dans une boite en bois de rose, que son père avant lui, avait confectionné, ses lunettes en écailles se mêlent aux blancs nacrés de mes hésitations. D’un geste surprenant il glisse ses doigts dans la poche extérieur de sa chemise de lin froissé pour y saisir la douceur dorée d’un stylo plume qu’un oiseau avait perdu ce matin là.
La vie ouvre devant lui une nouvelle page blanche, qui frissonne déjà sous la pulpe de ses doigts, de rêves, de nouvelles et de bonheurs coulés dans l’encre. Lui sur cette page blanche, chaque matin, les yeux azurés, écaillés, dans la fumée épaisse et blanche des feuilles d’autres contrées, il écrit.
@PapaOurs
Un essai en prose, une divagation poétique. En mai, faisons ce qui nous plait!
