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Poème écrit par Deshaiessaintes

(Paradoxalement) vivre, en somme

Comme un rite de passage, à un état gazeux,
Comme le la lente absorption d’un puissant antalgique,
Comme l’apaisante potion d’un guérisseur taiseux.
Le sommeil est une transe, une transhumance magique.

Chuchotées, ordonnancent, expérience liturgique,
Les formules rituelles, semblables aux délivrances
De capsules temporelles, une douce accoutumance,
L’érosion graduelle de l’aliénante logique.

Les paysages fourmillent, -sous l’apparence étale
Des plaines marmoréennes de déserts pétrifiés-
D’un luxuriant biotope, où les pulsions vitales,
S’instillent sous les calottes, vibrantes et densifiées.

Les descentes progressives des niveaux de conscience,
-Dévissages en apnée et en apesanteur-
Agissent sur le sujet, -sources de résilience,-
Et sa nature profonde, comme un révélateur.

Messagers d’outre-tombe, présences évaporées,
Se matérialisent et, bourdons inconsistants,
Lignes ininterrompues d’échos réverbérés,
Reprennent, comme si de rien, les discussions d’antan.

Incident frôlement, avant-goût d’au-delà,
Insondable vertige, quand on s’y manque noyer,
Lorsqu’une ombre outrepasse la porte entrebâillée,
Si le jour la dissipe, l’empreinte est toujours là.





Tous droits réservés © Poème posté le 20/03/2025 par Deshaiessaintes

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