Comme tout athée un rien libertin,
À la messe je préfère la fesse,
Mais si je ne vais jamais à confesse,
J'ai l'âme cachée d'un bénédictin.
Je suis simple et modeste, c'est certain,
Mais hélas, par lassitude et paresse,
Comme tout athée un rien libertin,
À la messe je préfère la fesse.
Dans le lit d'une beauté de satin,
Qu'elle soit bourgeoise, nymphe ou déesse,
Je prendrai mon plaisir jusqu'au matin,
Fuyant sans fin le néant qui m'oppresse,
Comme tout athée un rien libertin.
