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Le rouet de tes yeux effiloche mes jours
Tout comme un crève cœur m'abreuvant de ses larmes
Ton sourire en douceur déjà reprend les armes
Et la trêve rompue bruit le glas des amours.
Une marche funèbre éteint les abats-jours
Je soliloque avec moi-même en plein vacarmes
Mon oraison aura raison de tous tes charmes
L'amour ne rime plus semble-t-il à toujours.
Mes pleurs me consolent alors de fausses joies
Avec l'air victimaire emprunté à vos proies
Quand le nerf de la guerre à vif saisi le mort.
Quand l'ombre ensoleillée est une plainte osseuse
Qu'à fleur de peau ma chair enfin cadavéreuse
Réclame une morsure en t'implorant très fort.
