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Poème écrit par Loren

Eternelle

5
C’est ici l’aube dans sa nasse,
  au clos de son rouge désir.

 La larme scellée au zéphyr,
   nageant sur l’onde qui se froisse.

L’or se mourrait et renaissait
  dans le cristal tremblant des eaux.

 Le corail allumait sa peau
où larmaient les embruns lacés.

Le ciel ondule à petits flots,
  l’oiseau désencage un arpège

dans l’entrelacs du tissu d’eau.
   Le jour s’ombrage en sortilège.

Des orchidées bordent la chair
 des franges brunes près de l’onde.

 L’haleine vive et tiède inonde
les lèvres de son souffle clair.

Les yeux se brodent de son or
  Les cils nus pleuvent l’aurore.

Tous droits réservés © Poème posté le 10/10/2026 (modifié le 10/10/2026) par Loren

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