C’est ici l’aube dans sa nasse,
au clos de son rouge désir.
La larme scellée au zéphyr,
nageant sur l’onde qui se froisse.
L’or se mourrait et renaissait
dans le cristal tremblant des eaux.
Le corail allumait sa peau
où larmaient les embruns lacés.
Le ciel ondule à petits flots,
l’oiseau désencage un arpège
dans l’entrelacs du tissu d’eau.
Le jour s’ombrage en sortilège.
Des orchidées bordent la chair
des franges brunes près de l’onde.
L’haleine vive et tiède inonde
les lèvres de son souffle clair.
Les yeux se brodent de son or
Les cils nus pleuvent l’aurore.
