Sur les berges de la Loire,
Je t’ai croisé ce soir,
Tu marchais lentement,
Pour défier le temps.
En ton corps sans limites,
En harmonie, cohabitent,
Les douceurs qui bouleversent,
Ma géographie en ivresse.
Qu’elle coure la rivière !
Qu’elle coule !
Emportant tes pas,
Là où le vent ne le sait pas.
En écho, notre amour le traverse,
A cœur de l’univers en détresse.
Qu’elle coure la Loire,
Seule le soir,
Au son de tes pas,
Qui s’enfuient là-bas.
Qui s’enfuient en contrebas.
Dans les silences des ponts de pierre.
Où s’effacent nos repères.
Où nous emporte la rivière.
Quand le temps trace les frontières
Mes rêves m’interdisent,
Les émotions qui ne se disent.
Les labyrinthes détruisent,
Les sentiments qui me brisent.
Sur les berges de la Loire,
Tu me fuyais le soir,
Tu courais sous les vents,
Pour échapper aux temps.
Et ton ombre sous la pluie,
Sans bruit, s’évanouit sous la nuit,
Les déchirures renversent,
Mon univers en détresse.
Mes silences se consument,
Dans la brume qui m’allume.
En dévotion, les vertiges enferment,
L’écho des amours qui traversent.
