Te souviens tu amour, nos baisers sous la pluie,
La douce pluie complice nous protégeait du monde.
Tu n'es plus la mon cœur mais cette pluie amie,
M'aide à supporter cette eau triste qui tombe.
Ce matin le ciel gris a volé l'horizon,
La fine et triste pluie efface les îlots
Qui d'habitude voguent au milieu du lagon.
Mon île a perdu ce qu'elle avait de beau.
Sans lumière elle n'est plus qu'un ciel de toile sombre
Qui descend sur mon âme devenue morne et grise.
Ne dirait on vraiment que le gris tyrannise
Les couleurs enchantées, les transformant en ombre?
Les bruits sont étouffés et la lumière aussi,
Le ciel vide d'oiseaux ne renvoie plus leurs cris.
Où sont passés les bleus, les turquoises, et les verts
Qui font de cette terre une île de lumière.
Les cocotiers sont las, la pluie courbe leurs branches,
La plage est déserte et les mouettes blanches
Lasses de voleter piétinent sur le sable,
Se rameutent en bande, voleuses improbables.
Le soleil percera et bientôt reviendront
Le lagon bleu turquoise, l'océan bleu profond,
Le rouge éclatant des flamboyants vermeils,
Redonnant à cette île son printemps éternel.
Les îlots reprendront place dans notre cœur,
Bordés de voiliers blancs que la lumière inonde.
Le sable éblouissant reprendra des couleurs
Avec les bikinis des longues filles blondes.
Les yeux se tourneront alors vers le couchant
Regardant le soleil couler dans l'océan
Colorant l'horizon d'un mince rayon vert,
Lumineux et fugace phénomène mystère.
Poème écrit par
PlumesdAnge
La pluie
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Tous droits réservés © Poème posté le 18/09/2026 par PlumesdAnge
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