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Poème écrit par Ichiyoh

À celle ou celui qui demeure dans une tristesse ..

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À celle ou celui qui demeure dans une tristesse indénouable,

qu’il aille visiter, aux confins du village, la vieille hutte de bûcheron en ruine.

Le corbeau blanc de son maître

viendra sans doute becqueter les fils du vide.

Et si, malgré tout,

il reste encore plongé dans des pensées sans repos,

qu’il ramasse une plume blanche.

Le parfum du vent des montagnes d’été saura sûrement l’apaiser.

Et si, malgré tout,

il demeure encore sous la pluie du chagrin,

qu’il prête l’oreille aux murmures des grands arbres majestueux

dressés au plus profond des montagnes bleues,

et qu’il boive jusqu’à la dernière goutte les perles silencieuses

débordant des veines du bois.

Alors une lumière pure rayonnera tout alentour.

Et si, malgré tout,

son cœur grince encore,

qu’il s’étende sur l’épaisse couche des feuilles mortes.

Le temps finira sûrement par l’emporter avec lui.
Alors le corbeau blanc

continuera de chanter son chant sans voix.

Tous droits réservés © Poème posté le 16/09/2026 par Ichiyoh

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