Il est des nuits comme ça d’où l’on rentre fourbu
l’œil déjanté, la jambe molle
on a trop bu l’heure folle
des nuits où l’on n’existe que sur la face B des choses
on se surprend toute chair offerte en une vieille habitude défigurée
où le bleu du jour en ténèbres se décompose
ces sombres nuits où mes alarmes sont fatiguées
...de sa peau sur moi sans baisers
de mon corps infecté
il est des nuits comme ça
juste comme ça
d’où l’on ne rentre pas...
