Poème écrit par
Salus
Aléatoirîle
Dans le monde insensé,
D'où je reviens,
Bien mordre est encensé :
Tous sont des chiens !
Et parmi ces contrées
L'ours et la hyène
N'ont pas non plus d'entrées ;
Seule la veine
Vraiment méchante a droit
De préemption
Sur le vivant qui doit
Faire attention !
Amis, dans notre espace
Où la nature
Est ce qu'on n'outrepasse
Ni ne rature,
Comment se pourrait-il
Imaginer
Que l'on usât le fil
- Qu'on pût miner,
L'humble et grande soierie
De sang tissée
Pour la tapisserie
Vive, irisée,
Où, multiplicité,
L'être paraît !
...Mais le pays cité
Vous effraierait !
Car ici, chez Cybèle,
Le beau Vrai règne,
Et son rêve rappelle
A telle enseigne,
Ces temps où le vivant,
Là, pullulait,
Dont l’hallali du vent
Qui se hurlait
Dans le vol de l'aronde
Semblait si vague
Que cette fin du monde...
La bonne blague !
Nous, dans l'univers clos,
Propre, idéal,
L'on ressent les sanglots
Dus à ce deal
Où l'ivresse - achetée -
De toute danse
Dans le drame est jetée
D'un malheur dense...
Mais notre dimension,
Cercle fictif,
Loin du moderne scion
Rébarbatif
Repoussant sur toute aire
Que Sapiens longe,
Frères d'imaginaire
Et sœurs du songe,
Perdurera pour peu,
Toujours - souvent,
Quelqu'un qui va, bravant
L'ordre et le feu,
Pour peu que le génie
Mêle, ourle et crée,
Par ces vecteurs qu'on nie,
Nos chimères de craie.
Tous droits réservés © Poème posté le 25/09/2020 par Salus
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