L'orgueil des lourds anneaux, la pompe des parures,
Mêlent l’éclat de l’art à ton charme pervers,
Et les gardénias langoureux des hivers
Se meurent dans tes mains aux caresses impures.
Ta bouche délicate aux fines ciselures
Excelle à moduler l’artifice des vers :
Sous les flots de satin savamment entr’ouverts,
Ton sein s’épanouit en de blanches luxures.
Le reflet des saphirs assombrit tes yeux bleus.
Et l'incertain remous de ton corps onduleux
Fait un sillage d’or au milieu des lumières.
Quand tu passes, gardant un sourire ténu,
Blond pastel surchargé de parfums et de pierres,
Je songe à la splendeur de ton corps libre et nu.
Poème écrit par
Renée VIVIEN
Sonnet – L'orgueil...
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Etudes et préludes - A. Lemerre - 1944
Tous droits réservés © Poème posté le 07/07/2026 par Jim
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