Couverture de Massacre au lycée Sainte-Lucie

Massacre au lycée Sainte-Lucie

par Vincent GRANGE

Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 52
Prix : 12.66
Date d'édition : 02-08-2026
ISBN : 979-8190371932

Présentation

À quinze ans, Théo n'est déjà plus un adolescent comme les autres.



Rejeté, humilié, abandonné par ceux qui auraient dû le protéger, il consigne chaque jour sa descente aux enfers dans un carnet devenu son seul confident. Derrière les murs du lycée Sainte-Lucie, les moqueries se transforment en harcèlement, les adultes ferment les yeux et la souffrance devient une compagne de chaque instant.



Mais il existe une limite à ce qu'un être humain peut endurer.



Alors que la colère remplace peu à peu les larmes, une question commence à hanter les pages de son journal : que se passe-t-il lorsqu'un garçon que tout le monde considère comme un déchet décide de ne plus subir ?



Entre drame psychologique, tension permanente et horreur humaine, Massacre au lycée Sainte-Lucie plonge le lecteur dans l'esprit d'un adolescent brisé qui cherche désespérément une issue à son cauchemar.



Et lorsque personne n'écoute les cris d'une victime, le silence peut devenir la plus terrifiante des armes.



La véritable question n'est pas ce que Théo va faire.



La véritable question est : qui l'a conduit jusque-là ?

Extrait

La solitude, je l'ai savourée, autant que mon repas du 4e jour après avoir tenté une grève de la faim.

Quand on est à l'isolement, on a le droit une fois par jour à une bouillie dégueulasse, avec du pain dur et un verre d'eau.

Dans l'isoloir, pas de fenêtre, juste une porte, et un seau pour faire ses besoins.

Sur le mur, hors de portée, une croix avec Jésus dessus.

Pas de lit, pas de drap, rien, et à peine l'espace pour s'allonger au sol.


Pendant un mois, j'étais vraiment seul. Seule distraction : l'heure où on te passe le plateau avec ta bouillie. Même pas un mot de celui qui la glisse par le petit passage sous la porte.

Jusqu'à ce jour où, presque comme le bruit du vent dans les arbres, une voix a retenti.

J'avoue avoir eu un temps de questionnement, à savoir si ce n'était pas le fruit de mon imagination.

J'avais lu dans un livre que quand l'isolement est trop long, le détenu peut avoir des passages de démence auditive.