Certes, mais je fais la grimace
Car dans vos vers douteux, hélasse,
Vous omîtes « écrabouillasse » ;
Et j’entonne, sur mon pucier,
La Marche des matelassiers.
Dans ses quatrains, le grand Michel Nostradamus
Avait prédit qu’un jour, je serais bon poète.
J’aurais préféré cher, car j’aimerais en sus
Savoir combien d’euros m'a promis le prophète.
Pardonnez-moi d’ici jouer le trouble-fête
Mais c’est, me semble-t-il, un problème à la noix ;
Car ce n’est point d’euros que parle le prophète
Mais plutôt de louis, ou de livres tournois.
Qu'il en soit de cent,
où qu'il en soit de mille
De trump je ne pressens
Qu'une pensée stérile.
Mais il est d'autres fous alliés à ce rustre
Et c'est bien de celà que la pensée nous frustre.
Malgré mon coffre entier de rimes toutes faites,
Comme tout un chacun, je n’ai pas de succès.
Même avec Actes Sud, seul abri des poètes,
On m’a dit avoir ri. Mais de quoi ? Je ne sais.
Oui, de quoi ? j’avançais déjà mainte hypothèse,
Relisant mes écrits ; mais l’éditeur bientôt
M’informa sans détours, quoique un peu mal à l’aise,
Que l’on s’esbaudissait des blagues de Toto.
J’ai lu sur Facebook, Haut-Lieu de Vérité,
Des choses qu’en ce lieu je ne peux pas redire.
Il vaudrait mieux pourtant vous préparer au pire :
On sait que tyrannique est sa majorité.
Dans les JO d’hiver, j’adore la descente ;
J’ai fait des bons chronos lors des entraînements :
Une bière, deux, trois dévalant dans ma pente,
Je m’enivrerai d’or avec le meilleur temps !